TELECHARGEZ LE FICHIER AU FORMAT WORD EN CLIQUANT ICI:

 

 

Le  CRINI  (Centre de Recherches sur les Identités Nationales et l’Interculturalité), Université de Nantes et le CRILAUP (Centre de Recherches Ibériques et Latino-Américaines de l’Université de Perpignan), Université de Perpignan – Via Domitia, se proposent d’organiser en commun une série de deux colloques autour du thème :

 

« Identités linguistiques, Discours politique, et Expressions médiatiques ».

 

Il se déclinera en 2 manifestations consécutives :

 

9, 10, 11 octobre 2008, à Perpignan, organisation CRILAUP :

"30 ans d'art. 3.

Le discours politique et médiatique sur les langues de l’Etat espagnol (1978-2008)"

 

8, 9, 10 octobre 2009, à Nantes, organisation CRINI :

"Les stratégies de communication médiatique des mouvements politiques (et) de revendication identitaire dans l'espace hispanophone".

 

 

30 ans d’art. 3.

 

LE DISCOURS POLITIQUE ET MEDIATIQUE
SUR LES LANGUES DE L’ETAT ESPAGNOL (1978-2008)

 

 

Colloque organisé conjointement par

 

le CRILAUP (Centre de Recherches Ibérique et Latino-américaines de l’Université de Perpignan) Université de Perpignan – Via Domitia).

Responsable du colloque : Christian LAGARDE, lagarde@univ-perp.fr

 

et le CRINI (Centre de Recherches sur les Identités Nationales et l’Interculturalité), Université de Nantes.

Responsable du colloque : Pilar MARTINEZ-VASSEUR, Pilar.Martinez@wanadoo.fr

 

Université de Perpignan – Via Domitia

9, 10 et 11 octobre 2008

 

APPEL À COMMUNICATIONS

 

Qu’elle soit abordée frontalement, pour elle-même, ou de manière adjacente, en tant que cause ou moyen, la question linguistique est, depuis le xixe siècle, au cœur du débat politique et sociétal espagnol. Ligne fédératrice ou de rupture, elle constitue en Espagne, ensemble étatique que les gouvernements successifs ne sont jamais parvenus à totalement unifier – quand bien même ils ont cherché à l’uniformiser – le diacritique le plus visible et partant le plus aisément instrumentalisable (et instrumentalisé). En effet, au sein de l’État espagnol, ni la variable religieuse, ni – sérieusement , malgré des tentatives bien connues – la raciale, ni – de manière clairement étanche – la culturelle, ne pouvaient être invoquées pour servir durablement de catalyseur identitaire différenciateur.

Au cours de la période qui embrasse les xixe et xxe siècles, la dictature franquiste s’est révélée le moment de plus forte et violente tension vers une unité conçue comme une uniformité visant à corréler territoire, structure étatique, culture et langue. Aussi, face au traitement autoritaire et parce que taxées de simples « dialectes » (au mépris des données linguistiques les plus élémentaires), les langues autres que le castillan ont-elles été brandies en étendard en opposition à l’imposition d’une langue unique ; aussi n’est-il pas surprenant que, les digues de la répression ayant sauté à la mort du dictateur, l’affirmation des particularismes se soit concrétisée, lors de la dénommée « Transition démocratique », par la promulgation des divers Statuts d’autonomie qui font la part belle au fait linguistique.

Le cadre même de la Constitution de 1978 (dont découlent les Statuts d’autonomie), et en particulier son article 3, entretiennent une confusion, fruit de l’exercice du compromis, qui a fait de l’Espagne un État dont le plurilinguisme de fait n’est pas pleinement corroboré par le droit. La Constitution, qui est autant un point d’aboutissement qu’un point de départ, a donc contribué depuis maintenant trente ans à nourrir un discours sur la ou les langue(s) en Espagne (ou d’Espagne), multiforme, toujours bouillonnant parce que contradictoire, qui se décline du dialogue parfaitement démocratique aux formes d’imposition, des plus insidieuses aux plus comminatoires – par bombes interposées.

Ce discours est, comme le définit Patrick Charaudeau, constitué par les « actes de langage qui circulent dans le monde social et qui eux-mêmes témoignent de ce que sont les univers de pensée et de valeurs qui s’imposent dans un temps historique donné » et – devrait-on ajouter – dans un espace donné. C’est pourquoi, le(s) discours sur la/les langue(s) est/sont un/des discours politique(s), abondamment véhiculé(s) par la/les voie(s) médiatique(s). La parole appartient à l’évidence en premier lieu aux (hommes) politiques, de quelque bord idéologique et/ou de quelque ancrage territorial qu’ils se revendiquent. Mais elle déborde largement leur cadre pour être politique au sens originel de citoyenne, pour parcourir tout le spectre de la société civile, pour ne pas dire des sociétés civiles dont la configuration autonomique a confirmé ou suscité l’existence. En son sein, en leur sein, les canaux de la presse écrite et des médias, de l’édition d’essais et jusqu’à des fictions littéraires, sont le terrain de prédilection de débatteurs issus de la/des intelligentsia.

Tout au long de ces trente années d’un exercice souvent difficile de la démocratie recouvrée, de tensions entre partisans de l’uniformisation en faveur du castillan, du démembrement en faveur des dénommées « langues propres » territorialisées ou d’une position médiane bilinguiste, ce sont aussi bien ces différentes formes de discours, émanant d’individus ou de groupes constitués, que leurs interactions publiques, lisibles ou visibles, dont l’analyse nous intéresse dans le cadre de ce colloque.

Afin de tenter d’esquisser une sorte de bilan des effets politico-médiatiques de l’article 3 de la Constitution de 1978, on aimerait voir se rencontrer et dialoguer, sur la base des outils méthodologiques et conceptuels qui leur sont propres, certes, mais avant tout sur le socle commun du discours que les uns et les autres s’ingénient à décortiquer, les spécialistes de plusieurs champs disciplinaires. Sont donc les bienvenus les historiens contemporanéistes, les spécialistes des sciences politiques, de l’analyse de discours, du discours médiatique et des représentations, les sociolinguistes et jusqu’aux spécialistes des littératures contemporaines, espagnole ou « périphériques », où l’essai côtoie la fiction qui transpose le réel.

On pourra donc travailler à sa guise sur le discours politique et/ou médiatique portant sur une période donnée, sur la production d’un individu ou d’un groupe donné, sur des débats ou polémiques donnés, sur un territoire donné. Afin de faciliter l’intercompréhension des intervenants, les langues de travail seront de préférence, mais non exclusivement, le français et le castillan.

 

Les propositions de communication sont à envoyer selon le calendrier prévu ci-après, accompagnées d’un résumé (2500 signes maximum) par courrier électronique ou postal, au contact suivant :

Christian Lagarde

Université de Perpignan – Via Domitia

52, avenue Paul Alduy

66860 Perpignan Cedex

e-mail : lagarde@univ-perp.fr

 

CALENDRIER

 

-          Date limite de réception des propositions de communication : 15 janvier 2008

-          Deuxième circulaire (propositions retenues et calendrier provisoire) : début mai

-          Troisième circulaire (programme définitif) : fin juin 2008


 

FICHE D’INSCRIPTION AU COLLOQUE

“30 ANS D’ART. 3. LE DISCOURS POLITIQUE ET MÉDIATIQUE SUR LES LANGUES DE L’ÉTAT ESPAGNOL (1978-2008)

 

(à renvoyer impérativement avant le 15 janvier 2008)

 

 

NOM ..........................................................................................................................................................

PRÉNOM ...................................................................................................................................................

INSTITUTION ..............................................................................................................................................................................................................................................................................................................

ADRESSE PERSONNELLE. ............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

ADRESSE ADMINISTRATIVE ..................................................................................................................................................................................................................................................................................

....................................................................................................................................................................

TÉLÉPHONE.............................................................................................................................................

FAX............................................................................................................................................................

COURRIER ÉLECTRONIQUE.................................................................................................................

 

o  Souhaite assiter au colloque sans présenter de communication

 

o Souhaite assister au colloque et présenter une communication :

 

 

TITRE :

 

RÉSUMÉ :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le montant des frais d’inscription est fixé à 40 euros pour les titulaires (MCF, Professeurs des Universités, PRAG et assimilés) et à 20 euros pour les non titulaires (doctorants, allocataires-moniteurs, ATER)